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Le sommet du G8
Communiqué des Verts, du 30 mai 2007
Le sommet des huit Etats les plus riches et les plus puissants du monde
se tiendra à Heiligendamm, près de la ville de Rostock, en Allemagne .
Il va être l’occasion pour toutes celles et tous ceux qui refusent la
mondialisation néo libérale de se mobiliser pour proposer des solutions
alternatives. La contestation menée depuis des années par les mouvements
altermondialistes conjointement avec quelques pays en développement a
grippé l’outil de pouvoir des pays industrialisés. Le G8 est devenu
partout dans le monde le symbole d’une politique néolibérale destructrice.
Les Verts soutiennent les manifestations, contre sommet et rencontres
qui auront lieu à partir du 2 juin à Rostock. Ils rappellent que dans
leur programme présidentiel et législatif, ils demandent le retrait de
la France du G8, condition nécessaire pour une nouvelle gouvernance
mondiale fondée sur la primauté de l’ONU et du droit international
Les chefs d’Etat et de gouvernement du G8, qui ne représentent que 13 %
de la population mondiale, discuteront au nom de la terre entière de
l’économie mondiale, de l’aide au développement, l’environnement, du
changement climatique ;
Les Verts ne se font pas d’illusions Comme toujours la priorité sera
donnée aux intérêts nationaux, à court terme et à la logique du profit
Les mesures préconisées par le G8, fondées sur la croissance illimitée
et la déréglementation du marché, accentuent fortement la dégradation de
la biodiversité, l’augmentation des pollutions et surtout le
réchauffement climatique. L’ouverture du marché mondial des capitaux et
des marchandises conduit à un accroissement constant des inégalités des
dégradations environnementales. La protection du climat dans les pays
industrialisés n’est possible qu’au prix d’un changement des
orientations sociales. D’ici 2050, les émissions de CO2 doivent être
réduites de 80%, si l’on veut d’éviter les effets les plus graves du
changement climatique. Cet objectif pourrait générer de nouveaux emplois
et un développement économique. De la même façon, il est impossible de
concilier les inégalités croissantes entre les riches et les pauvres
avec une politique exigeante de protection du climat. Les prix de
l’énergie, en hausse, donneront une nouvelle dimension à la fracture
sociale. Les uns pourront continuer à s’offrir des voyages en avion
pendant que les autres peineront à payer leur facture de
chauffage.Protection du climat et justice sociale vont de pair.
Une politique climatique internationale ne peut réussir si elle n’est
pas assortie d’un contrôle démocratique et social de la mondialisation.
Ce sont les pays émergents et en développement qui souffrent le plus des
effets du changement climatique. Selon le principe du pollueur-payeur ce
sont les pays industrialisés qui devraient prendre en charge les
immenses dommages déjà causés. Les flux de réfugiés, les sécheresses et
les inondations nécessitent d’énormes efforts financiers. Au lieu de
demander aux pays en développement de rembourser leur dette, qui s’élève
au total à deux mille milliards de dollars, il faudrait l’annuler et
accroître massivement l’aide au développement comme le préconisent les
Verts.
Les Verts français seront représentés au contre - sommet du G8 et aux
manifestations aux côtés des verts européens par leur délégué à
l’internationale et à l’altermondialisation.
Les Verts


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