Le droit tout simplement
16-02-2008 à 20:58 Mourad Termoul
Inscrite il y a plus de 42 ans dans le registre de l'Assemblée générale
des
Nations unies, la question du Sahara occidental demeure, à ce jour, un cas
flagrant du déni du droit international. Les différentes résolutions
émanant, jusqu'ici, du Conseil de sécurité de l'Onu et les différentes
motions adoptés par les assemblées générales onusienne successives, n'ont
pu, hélas, venir à bout de ce dernier cas de décolonisation dans le
continent africain. Une cause pourtant qui rentre en droite ligne des
recommandations du premier article de la charte des Nations unis qui ouvre
le chemin aux peuples à disposer d'eux-mêmes. Ni les accords de Houston,
ni
le plan Baker, et encore moins les rounds, inachevés, de Manhasset, n'ont
concrétisé cet idéal qui jadis a permis à d'autres combats d'aboutir à
l'indépendance.
Un fait relevé d'ailleurs par le sénateur belge et défenseur infatigable
de
la cause sahraouie, M. Pierre Galand. Celui-ci à lors d'une lors d'une
conférence sur le droit des peuple à l'autodétermination, tenue hier à
Alger a affirmé que "dès la fin de la Deuxième Guerre mondiale, plusieurs
combats ont été menés par des peuples pour la reconnaissance de leurs
droits
nationaux. Mais, malheureusement, tout cet effort n'a pas été réellement
endossé par la communauté internationale. Si c'était réellement le cas,
le
peuple sahraoui serait indépendant aujourd'hui et la Palestine serait,
également, un Etat indépendant". Des propos lourds de sens et qui
tranchent
net avec le laxisme relevé ça et là envers certaines causes. Politique du
deux poids deux mesures, qui fait dire à M. Galand "Nous sommes
aujourd'hui
dans une situation de non-droit et si nous ne prenons pas garde, le 21ème
siècle sera celui du déchirement". Dans ce sens, les derniers propos de
l'envoyé
personnel du SG de l'Onu au Sahara occidental M. Peter Van Walsum
n'incitent
guère à l'optimisme. En effet, après avoir relevé « l'absence d'un plan
pour
sortir de l'impasse », le diplomate onusien a fini par lâcher "je n'ai
pas
encore trouvé de solution". De quelle solution parle t- on encore ? En
1965,
la résolution 2072 de l'Assemblée générale des Nations unies place le
Sahara
occidental sur la liste des régions à décoloniser et fait référence à la
résolution 1514 sur le droit à l'autodétermination des peuples colonisés.
40 ans après, la résolution 1783 adoptée par le Conseil de sécurité à sa
5773e séance, le 31 octobre 2007, tout en rappelant ses résolutions
antérieures sur le Sahara occidental, insiste sur l'autodétermination du
peuple du Sahara occidental dans le cadre d'arrangements conformes aux
buts
et principes énoncés dans la Charte des Nations unies. Encore une fois «
le
droit des peuples à disposer d'eux-mêmes ». Donc, un referendum si tant,
la
définition de ce mot revêt encore le même sens.
http://www.elmoudjahid.com/em/monde/575.html?VivvoSessionId=7a17ba8047b74b38be6ef


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