Mais le maroc ne fait que bloquer son organisation!
boris
ryser
L'ONU fait face à un échec
Le quatrième round de négociations sous les auspices onusiens entre le
Maroc et le Front Polisario sur le Sahara-Occidental a pris fin à
Manhasset
sans dégager une voie de sortie de crise à ce conflits. Les deux
parties
en conflit depuis 1975, le Front Polsiario, représentant du peuple du
Sahara-Occidental, et le Maroc, la force occupante du territoire, ont buté
devant l'impossibilité de rapprocher leur positions respectives à la
solution de ce conflit.
En effet, pour la partie marocaine, accorder une autonomie pour la
Sahara-Occidental comme solution pour une question de décolonisation
inscrite à l'ONU depuis 1963 est rejetée en bloc par le Front Polsiario
qui s'attache au droit au référendum d'autodétermination qui trouve aussi
assise dans le droit international. Deux solutions antagonistes qui ont
été à l'origine de l'échec de l'ensemble du processus de négociations
entamé
depuis juin dernier, sous la responsabilité des Nations unies sur la
base
des résolutions 1754 (2007) invitant les deux parties à dégager un
solution
par des négociations qui garantira le droit à l'autodétermination du
peuple
sahraoui. Ceci étant, si les deux parties ont convenu d'aller vers un
cinquième rounds, le rap****t de M. Peter Van Walsum, l'envoyé personnel
du
secrétaire général de l'ONU, attendu à la fin avril, ap****tera
probablement des éléments nouveaux quant à la pertinence du cinquième
round.
En tant que facilitateur des négociations, M. Peter a présenté aux deux
parties précitées des propositions sur des question humanitaires relatives
aux mesures de confiances dont bon nombre ont été refusé par la délégation
marocaine. Il a été question, apprend- on, de l'instauration de visites
familiales par voie terrestre qui viendrait s'ajouter au programme déjà
existant par voie aérienne et de l'organisation de séminaires périodiques
et
réguliers entre les représentants des populations sahraouies des
territoires
encore sous occupation marocaine et ceux des camps des réfugiés pour
parler
de sujets «qui ne soient pas politiques», pour ne citer que ces derniers,
refusés par le Maroc. A ce propos, M Boukhari, membre de la délégation de
négociateurs du Front Polisario à Manhasset, a soutenu, à l'issue du
quatrième round, que «les propositions de l'envoyé personnel sur les
mesures
de confiance ont été acceptées dans leur intégralité par le Front
Polisario,
mais refusées par le Maroc». Soulignant par la même occasion au sujet de
la
proposition marocaine d'autonomie pour le Sahara Occidental q'elle «est
inacceptable comme seule option du référendum, parce que son point de
départ
c'est de dire que ce territoire est marocain», dira M. Boukhari.
«Notre position est des plus rationnelles et des plus flexibles», tient à
préciser M. Boukhari. «Nous disons que la proposition marocaine et celle
du
Front Polisario (d'indépendance pour le Sahara Occidental) doivent faire
toutes deux l'objet du référendum d'autodétermination, pour laisser le
peuple sahraoui choisir», a conclu le négociateur sahraoui. Un droit de
choisir pour le peuple du Sahara Occidental garanti par l'ONU et dont son
engagement avec le Front Polisario et le Maroc aboutissant à un
cessez-le-feu en 1991 pour la tenue du referendum d'autodétermination
mettent l'institution onusienne devant ses responsabilités à faire valoir
la force du droit. Un droit international pour une question de
décolonisation qui n'est pas pour arranger l'occupation marocaine du
prolongeant les souffrances des Sahraouis et qui a conduit aussi à la
démission du prédécesseur de Peter Van Walslum, à savoir James Baker et au
maintien des risques d'instabilité dans l'ensemble de la région du Nord
d'Afrique.
20-03-2008
Karima Bennour


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