Un parti marocain dénonce la répression policière
Les territoires sahraouis occupés sous état de siège
09-07-2008
Par Mekioussa Chekir
La capitale des territoires sahraouis occupés, El Ayoun, est sous état de
siège imposé depuis lundi dernier par les forces d'occupation marocaines
qui
ont interdit tout regroupement de citoyens dans les quartiers de la ville,
rap****tait hier l'agence de presse sahraouie (SPS), citant des sources
«concordantes». Cette mesure, précise la même source, a été instaurée
après
que des activistes sahraouis eurent accroché des drapeaux frappés du sigle
de la République arabe sahraouie et démocratique (RASD) sur les édifices
et
les locaux de l'administration marocaine.
La première intervention, est-il précisé, a eu lieu dans une des localités
d'El
Ayoun où les services de renseignements ont constaté des tracts appelant à
l'autodétermination
du peuple sahraoui et au retrait de l'occupation marocaine du Sahara
occidental. Durant cette intervention, est-il ajouté, les forces de
sécurité
marocaines ont mené une campagne de recherche dans les rangs des citoyens
sahraouis, a ajouté la même source.
En plus d'El Ayoun, les manifestants sahraouis ont suspendu des drapeaux
de
la RASD sur les
édifices du tribunal de première instance à la place du drapeau marocain
dans la ville de Smara occupée. Au sud du Maroc, c'est la ville de Tarfaya
qui a également été le théâtre des mêmes manifestations appelant à
l'indépendance,
entraînant le quadrillage des principales rues de la ville par les forces
de
sécurité.
Toujours dans le sud du Maroc, dans la ville de Goulimine précisément, des
drapeaux sahraouis ont été plantés sur les édifices des établissements
scolaires et des slogans annonçant la solidarité avec les citoyens de Sidi
Ifni ont été lancés. Cette ville, rappelons-le, a été, il y a quelques
jours, le théâtre d'un soulèvement de sa population pour manifester contre
les conditions de vie, lequel soulèvement a été suivi d'une répression
féroce de la part des forces marocaines. Face à la dégradation de la
situation dans les territoires occupés et au sud du Maroc, le principal
parti d'opposition au Maroc, Ennahj Eddimocrati (la voie démocratique) a
réagi pour dénoncer «avec force» la répression et les arrestations
perpétrées par les autorités marocaines contre les militants sahraouis,
rap****te toujours SPS.
Dans un communiqué sanctionnant les travaux de sa réunion tenue récemment
à
Casablanca, la commission nationale du parti marocain a appelé «toutes les
forces démocratiques à ouvrer pour la libération
des prisonniers politiques sahraouis qui se trouvent dans les prisons
marocaines». Le secrétaire général du parti, Abdallah Elharif, avait déjà
appelé, mardi dernier, le gouvernement marocain à l'arrêt de toutes les
formes de répression contre le peuple sahraoui. Il avait, par ailleurs,
réitéré son appel pour la libération «immédiate et inconditionnelle» des
prisonniers politiques sahraouis, soulignant que l'Union européenne avait
émis comme condition le respect des droits humains au Sahara occidental
pour
sa coopération avec le Maroc.
http://www.latribune-online.com/evenement/2323.html
M. C


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